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La réalité concernant la politique du radar et de l’augmentation du prix des car
La réalité concernant la politique du radar et de l’augmentation du prix des carburants : impôt indirect et lobbying automobile surpuissant



Aujourd’hui connu de nos paysages routiers, les radars poussent tels des champignons. Véritable machine à fric, il en va de l’intérêt de l’État d’en implanter de plus en plus. Mais surprise, il en va également de l’intérêt des constructeurs automobiles français.

I. Le pigeon Français

Il serait possible de commencer par « il été une fois », un ministre de l’intérieur sous la présidence de M. CHIRAC. Ce fameux ministre est un certain Nicolas SARKOZY, prêt à tout pour accéder à la tête du pouvoir. Pour cela, il multiplie les sorties, les prises de paroles chocs ainsi que les actions afin de marquer les esprits des Français qui se diraient « enfin un personnage politique efficace ». Pour exemple, nous nous souvenons tous du « Karcher » dans la cité. Mais la plus belle réussite de M. SARKOZY, sur tous les plans, fut la multiplication des radars sous prétexte de lutte contre l’insécurité routière.

En effet, les associations demandent de l’aide aux pouvoirs publics, car il y a trop de morts sur les routes. Monsieur SARKOZY, préparant les présidentielles de 2007, voulait marquer l’esprit des français en se montrant attentif aux diverses préoccupations du peuple. C’est alors qu’il décida d’agir, voulant diminuer le nombre de morts sur nos routes. Se pose alors la question de savoir comment faire baisser ce chiffre. La seule façon est de contrôler la vitesse des automobilistes. En effet, il n’existe aucun appareil permettant de contrôler à distance et rapidement le taux d’alcoolémie de chacun des conducteurs. Également, il est impossible de mettre un policier derrière chaque conducteur afin de savoir si ce dernier conduit bien ou mal, voir s’il ne commet pas de fautes relatives au Code de la route. La seule façon, rapide et la moins onéreuse, de contrôler chaque conducteur est de contrôler sa vitesse. La vitesse excessive est alors pointée du doigt, c’est elle qui tue sur les routes. Une aberration, car la vitesse n’est pas la cause de l’accident, elle n’en est qu’un facteur (cela est un autre débat...).
Mais un problème de taille se pose, car contrôler la vitesse rime obligatoirement avec baisse de la vitesse, ce qui est un souci pour le pouvoir exécutif. En effet, tout produit pétrolier est taxé. L’ancienne TIPP aujourd’hui nommée TICPE vient taxer les carburants. Ainsi l’essence et le gazole sont taxés à hauteur de 60% par l’Etat français. L’intérêt de l’Etat est de faire entrer le maximum d’argent dans ses caisses. L’automobiliste qui roule vite est un avantage, car plus il roule vite plus il consomme du carburant, ce qui fait entrer de l’impôt indirect dans les caisses.
La problématique était alors de savoir comment baisser la vitesse des conducteurs tout en compensant cette perte de TICPE. La réponse : le radar automatique. Une machine facile à créer, à mettre en place, autonome, fiable, demandant peu d’entretien, mais surtout qui rapporte de l’argent.
La mise en fonction du premier radar automatique fut inaugurée en grande pompe le 27 octobre 2003 en présence du ministre de l’Intérieur, du ministre des Transports et du délégué interministériel à la sécurité routière. Mais ils ne se rendirent pas compte du véritable potentiel de ses boites rectangulaires. Ce n’est environ qu’une année plus tard, et après avoir installé d’autres radars, que les ministères réalisent qu’ils ont mis en place de véritables machines à cash. Ces radars ne cessent de flasher et rapportent plus que ce qu’ils pouvaient espérer. S’en suivent des installations sur tout le territoire. L’État vient alors de créer un véritable impôt indirect adressé aux automobilistes dépassant la vitesse autorisée de 1 km/h.
Le ministre de l’Intérieur de l’époque vient de comprendre que plus il y a d’usagers sur les routes, plus le taux de probabilité de contravention pour excès de vitesse est élevé. Il s’agit purement d’un calcul de probabilité, se comparant avec celui des assurances automobiles, où plus il y a des usagers sur la route, plus le taux de probabilité d’accidents de circulation est élevé.

En 2018 le Président MACRON avait promis une suppression des taxes d’habitations et diminutions de diverses autres taxes. Mais l’argent qui n’entre pas d’un côté, il est nécessaire de le récupérer de l’autre. L’idée du Gouvernement MACRON est d’annoncer la baisse de la limitation de vitesse, passant ainsi de 90 km/h à 80 km/h. Sous prétexte de sécurité routière, le Gouvernement sait pertinemment qu’en baissant la limitation de la vitesse, la probabilité de se faire flasher est plus élevée, ce qui entraine une entrée d’argent plus importante dans les caisses de l’État.
Ce qui vient accentuer cette soif d’argent est la privatisation des radars. Le but unique de l’État est de faire entrer de l’argent. Selon le LAROUSSE, « privatiser » signifie « action de transférer au secteur privé une activité, une entreprise qui appartenait au secteur public »
L’unique but d’une entreprise du secteur privée, ce pour quoi elle est créée, est d’avoir une activité lui permettant de dégager un bénéfice ; dans le cas contraire elle n’aurait aucun intérêt. L’unique but est alors de flasher afin de faire entrer de l’argent dans les caisses étatiques.

De plus, il s’agit d’un flux d’argent qui rentre rapidement, car en 45 jours la contravention doit être payée. Aucun autre impôt ne peut se vanter de rentrer dans les caisses aussi rapidement !

Les gouvernements successifs se vantent de l’efficacité des mesures prises, se justifiant de la multiplication des radars automatiques, par la baisse de la vitesse diminuant le nombre de morts sur nos routes. Une vaste blague. La raison de la diminution du nombre de décès est essentiellement due à l’évolution de la sécurité passive des véhicules. En effet, les constructeurs ne cessent d’améliorer les véhicules. Avec de nombreuses innovations, telles l’ABS, ESP, freinage automatique, les zones de déformation situées à l’avant des véhicules permettant d’absorber l’énergie des chocs, l’habitacle plus rigide formant une cellule de survie, la voiture devient de plus en plus solide. Il n’est pas possible de comparer une voiture des années 70, 80, 90 avec celle de 2018. La voiture de 2018 est bien plus solide que celle de 1970, les crashs-tests le prouvent. Il est donc tout à fait normal que le nombre de décès sur les routes diminue grâce à l’évolution de la sécurité passive.
Ce que nous vendent les gouvernements successifs, à propos du contrôle de la vitesse des automobilistes, n’est donc qu’une « poudre de perlimpinpin ». L’un des véritables objectifs est de soutirer le maximum d’argent à 82,7 % des ménages français.


II. Le Français pigeon

Comme écrit précédemment, « l’un » des objectifs de cette volonté de contrôle de vitesse est de soutirer de l’argent aux conducteurs. Mais l’État a un autre objectif dicté par le lobbying automobile français.
En effet, les constructeurs automobiles veulent que les conducteurs se convertissent aux moteurs électriques.
Il faut savoir que le développement de ces modèles coûte des milliards aux constructeurs. Développer un modèle électrique, demande d’énormes subventions au département de recherche et développement de chacun des constructeurs, d’autant plus qu’il s’agit d’une technologie naissante ce qui impose des investissements conséquents.
Mais il y a un problème auquel les constructeurs se trouvent confrontés. Les véhicules électriques présents sur le marché ne plaisent pas aux consommateurs. L’exemple de la RENAULT ZOÉ. Un petit véhicule, avec une autonomie annoncée de 300 à 403 km. Pour atteindre cette autonomie, il faut rouler les vitres fermées, les phares éteints, système de chauffage éteint, la climatisation éteinte, la radio éteinte et rouler à vitesse réduite. Avec tous les équipements allumés, l’autonomie du véhicule est de 200 km au grand maximum. Quel automobiliste sensé, voudrait acquérir un véhicule ayant une autonomie de 200 km, qu’il faudrait recharger de 10 à 12h, et dont il faudrait payer chaque mois 69 ou 119 euros la location des batteries ? Ce véhicule n’est en aucun cas attractif.

Il y a eu une bataille entre les gouvernements successifs et le puissant lobbying de l’automobile, afin que les constructeurs français développent les moteurs électriques. Pour information, les véhicules les plus vendus sur notre territoire sont des véhicules de marques françaises.

Mais ces constructeurs rechignent à se lancer dans l’aventure, car cela leur coute énormément d’argent pour au final vendre qu’un nombre insignifiant de véhicules électriques. En effet, l’automobiliste préfèrera acheter un véhicule comportant un moteur à énergie fossile qu’un véhicule à motorisation électrique, pour les raisons citées précédemment. Les constructeurs investissent donc des milliards dans le développement de l’électrique sans qu’il puisse y avoir pour eux des retombées économiques satisfaisantes.

La solution a alors été de passer un accord entre les pouvoirs publics et le lobbying automobile. Les constructeurs se lancent dans le développement des véhicules électriques, en contrepartie d’un coup de pouce de l’État.
Premièrement, comme vu précédemment, l’État implante des radars de partout et baisse la limitation de vitesse. Il y a un intérêt économique pour l’État, mais pas que. En baissant la limitation de la vitesse et en implantant des radars de partout, les automobilistes roulent plus lentement. Ceci est bénéfique pour les voitures électriques, car ces dernières ont une autonomie plus longue si elles roulent à vitesse réduite. Ainsi, le gouvernement pousse les conducteurs à rouler moins vite afin que les véhicules électriques deviennent plus attractifs pour le consommateur.
Deuxièmement, l’augmentation du prix des carburants. Voilà un débat plus houleux qui touche essentiellement le prix du gasoil. Il faut savoir que les constructeurs français sont les pionniers dans les moteurs diesel. Afin d’inciter les conducteurs à acheter des motorisations diesel, l’Etat français procédait jusqu’alors à un tarif avantageux concernant la fiscalité sur le gasoil. Il était alors moins cher que l’essence, les pouvoirs publics poussant à l’achat de cette motorisation. Aujourd’hui, sous prétexte de préservation de l’environnement, les pouvoirs publics alignent le prix du gasoil sur celui de l’essence. Mais l’objectif est tout autre. Si le gasoil n’est plus attractif, les consommateurs se tourneront vers une autre motorisation. La seule motorisation vendue par les constructeurs comme dite économique est l’électrique. L’objectif est alors d’inciter l’automobiliste, par l’augmentation du prix du gasoil, à vouloir acquérir un véhicule électrique. Le Gouvernement vend également aux Français les bienfaits de l’électrique, celui-ci consomme peu et ne pollue pas. Nous en discuterons dans quelques années lorsque le prix de kilowatt heure aura explosé et lorsque l’on se rendra compte que la production et le recyclage des batteries n’est pas si favorable pour l’environnement que ce que l’on cherche à nous faire croire…
En sachant que le Gouvernement dit vouloir aligner le prix du gasoil sur celui de l’essence, le prix de l’essence va continuellement augmenter et il en sera donc de même pour le prix du gasoil.
Donc, sous prétexte de conservation de l’environnement, le Gouvernement trompe les Français afin de satisfaire le lobbying automobile.

Pour conclure, et comme étayé à travers les lignes précédentes, les gouvernements successifs prennent doublement les Français pour des « pigeons ». Sous prétexte de l’insécurité routière, l’État a créé un nouvel impôt indirect, et sous prétexte de protection de l’environnement il aide le lobbying automobile au détriment du peuple Français.
82,7% des ménages en France possèdent au moins une voiture. Nous sommes donc tous concernés par ces escroqueries.

Enfin, et pour en finir, je rappelle que le Président de la République est élu par le peuple Français. De même, l’Assemblée nationale est censée représenter le peuple français et contrôler l’action du Gouvernement. Le pouvoir exécutif et législatif doit donc répondre aux attentes du peuple Français et non pas à ces propres intérêts et encore moins à ceux des industriels.


Un automobiliste abusé par la fumisterie politique.
Sur le forum Pratique le 19 novembre 2018 à 13h55

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